Le Chant des Calottins de L'université

Aux jours de fièvre et d'émeute et d'orage,
Quand les meneurs font marcher les pantins,
Des cris de guerre éclatent avec rage:
Bas la calotte et mort aux calotins !
Or nous avons ramassé dans la boue
Ce sobriquet par la haine inventé,
Dont on voudrait nous flageller la joue,
Nous calotins de I'université (bis)

Et nous irons puisqu'on nous y convie,
Dans le champ clos et nous y resterons,
Toujours luttant, s'il le faut pour la vie,
Jusqu'au dernier où nous triompherons.
Appel est fait à toute âme vaillante,
L'heure est propice au courage indompté,
Nous descendrons dans l'arène sanglante,
Nous calotins de I'université (bis)

Nous volerons sans trêve ni relâche,
Tête baissée à tous les bons combats,
Et dans nos rangs nul ne sera ni lâche,
Ni renégat, ni Pierre, ni Judas !
Et qu'à nous voir tous au fort de la mêlée,
Toujours debout on dise avec fierté
Elle est là-bas, la phalange indomptée,
Des calotins de I'université !" (bis)

Viendra le jour et l'aurore en est faite,
Où du combat nous sortirons vainqueur,
En attendant, jamais une défaite,
Nous le jurons, n'amollira nos coeurs.
Ne connaissant ni peur ni défaillance,
Tout comme Dieu garde l'éternité,
Ils ont pour eux l'éternelle espérance,
Les calotins de I'université! (bis)

 

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